Passage du Tour Alternatiba à Crest le lundi 29 juin 2015

Invitation à prendre part au Tour Alternatiba pour le climat

Le Tour Alternatiba passe à Crest lundi 29 juin !!

Il s’agit d’un tour de France de 5600 km à vélo réalisé sur des quadruplettes et des triplettes (tandem à 4 ou 3) en faveur de la transition énergétique et la solidarité entre les citoyens ! (Cf : https://alternatiba.eu/tour2015/)

Ce sera l’une des plus importantes mobilisations citoyennes sur le climat de cette année 2015. Elle touchera 187 territoires différents du 5 juin au 26 septembre 2015.

Parlez-en autour de vous et

appelez vos amis à participer en vélo aux 5 derniers kilomètres de l’étape traversant votre territoire !

Des courageux font 5600km cet été, nous pouvons bien en faire 5 avec eux pour les encourager !!!

>> Ils seront au lac de l’Ecosite d’Eurre à 18h

(Départ groupé pour ceux qui le souhaitent à Crest au champs de mars à vélo à 17h20)

Attention, cette déambulation à vélo est un choix individuel, nous déclinons toute responsabilité en cas d’accident sur la route.

En soirée :


19h : repas partagé
20h : Rencontre avec les membres d’Alternatiba, projection et débat sur le climat, présentation d’initiatives citoyennes locales, stands d’associations
Espace Soubeyran, salle des boulistes

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Merci de votre appui et de votre participation, et à très vite !

Ensemble, nous pouvons relever le défi climatique !

Les Amis de la Terre Drôme (Renseignements : Céline 06 77 86 15 72)

Tribune en soutien à la lutte contre les gaz de schiste au Yukon

Christophe Cérès, membre des Amis de la Terre Drôme, a publié la tribune ci-dessous dans le Whitehorse Star du 18 février 2015 en soutien à la lutte contre le gaz de schiste au Yukon, territoire du nord-ouest canadien.

Whitehorse letter

Victoire : les Amis de la Terre Drôme ont fêté le retrait de la Société Générale du projet Alpha Coal sur le marché de Crest ce matin

La nouvelle est tombée hier dans l’après-midi : la Société Générale se retire du projet de mine de charbon géant d’Alpha Coal en Australie! C’est la victoire tant attendue depuis plus d’un an de mobilisation des Amis de la Terre, de Bizi! et d’Attac partout en France, et de 3 journées/semaines de mobilisation nationale et internationale contre la Société Générale et ce projet climaticide qui ouvrirait la porte à la deuxième bombe climatique du globe et menacerait gravement la Grande Barrière de corail. L’annonce est intervenue au lendemain de la conférence-débat sur les banques et le climat à Crest et à la veille de l’action « picketing » prévue dans une quinzaine de villes en France y compris à Crest aujourd’hui.

Les Amis de la Terre Drôme ont donc tenu à maintenir le rassemblement prévu sur le marché de Crest ce matin pour célébrer cette grande victoire citoyenne, en organisant un lâcher de kangourous entre les étals, et en trinquant à la clairette de Die devant l’agence de la Société Générale de Crest comme vous pouvez le voir sur les photos ci-dessous! Nous y avons féliciter la Société Générale pour son retrait d’Alpha Coal… avant de lui demander de poursuivre sur sa lancée en excluant tout financement au secteur du charbon dans son ensemble! Tout cela un an après une première action sur le marché de Crest en novembre 2013 où nous avions déjà demandé le retrait de la Société Générale du projet Alpha Coal. Objectif atteint donc au terme d’une grande mobilisation citoyenne qui a payé! Bravo à toutes celles et ceux qui y ont contribué!

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Article du Dauphiné Libéré du 9 décembre 2014

Victoire DL

Conférence-débat sur les banques et le climat jeudi 4 décembre 2014 à 20h à la salle des Acacias à Crest

Alors que les négociations internationales sur le climat reprennent à Lima cette année, en attendant la conférence Paris Climat 2015, Les Amis de la Terre Drôme vous invitent à une conférence-débat sur les banques et le climat le jeudi 4 décembre à 20h à la salle des Acacias à Crest. Cette conférence fait suite à celles sur « Banques et environnement » en 2012 et « Epargne et environnement » en 2013.

Au plaisir de vous y voir!

Voici ci-dessous la version complète de la tribune annonçant cet événément dont une version très raccourcie est parue dans le Crestois de cette semaine.

Sauvez le climat et la clairette, quittez la Société Générale!

Conférence-débat sur les banques et le climat le jeudi 4 décembre à 20h à la salle des Acacias à Crest

Les négociations internationales sur le climat s’ouvrent à nouveau la semaine prochaine, comme chaque fin d’année, à Lima cette fois, au Pérou. L’an prochain, la conférence Paris Climat 2015 aura lieu chez nous, ici en France, et elle sera le rendez-vous le plus important depuis Copenhague, en 2009. Le récent accord entre la Chine et les Etats-Unis sur cette question pourrait changer la dynamique des négociations, mais nous sommes encore loin de l’objectif affiché par les scientifiques du GIEC le mois dernier : 80% des réserves fossiles dans le monde doivent rester dans le sol pour éviter l’emballement climatique.

Ces discussions, qui peuvent nous paraître lointaines, auront pourtant un impact direct sur nos vies quotidiennes. Le Crestois a bien décrit ces dernières semaines l’impact on ne plus concret des changements climatiques sur notre vallée, et notamment sur l’agriculture et la viticulture, et les risques croissants pour la production de notre précieuse clairette.

En plus de faire pression sur le gouvernement, les Amis de la Terre ont choisi de cibler les responsables des changements climatiques, parmi lesquels on trouve les multinationales de l’énergie… mais aussi les banques qui les financent!

Une étude récente des Amis de la Terre nous apprend ainsi que les banques françaises ont collectivement injecter plus de 30 milliards d’euros dans l’industrie du charbon, la plus polluante, depuis 2005. Elles jouent en effet un rôle majeur dans le financement de mines ou de centrales à charbon aux quatre coins du monde.

C’est précisément le cas de la Société Générale, impliquée dans le projet minier d’Alpha Coal, en Australie, qui risque d’ouvrir l’accès à un bassin de charbon géant dont les émissions annuelles seraient équivalentes à celles de l’Allemagne. Il s’agit rien de moins que de la deuxième bombe climatique au monde, juste derrière le charbon en Chine. Pour couronner le tout, cette exploitation mettrait au passage en danger la Grande Barrière de corail.

Face à cet état de fait, un grand mouvement international de désinvestissement des énergies fossiles s’est levé ces derniers mois, sur le modèle des mouvements passés contre l’apartheid ou l’industrie du tabac. De nombreuses institutions l’ont rejoint, telles que la fondation des Rockfeller, qui ont fait leur fortune sur le pétrole (!) et les universités de Stanford aux Etats-Unis, ou Canberra en Australie. C’est dans ce dernier pays que des milliers de citoyens ont quitté leur banque « fossile » pour une autre au comportement plus éthique. Pour les imiter, nous recherchons actuellement des clients de la Société Générale dans la vallée prêts à quitter leur banque pour une alternative, comme la Nef, comme l’ont déjà aussi fait nos amis basques. Contactez-nous et rejoignez vous aussi le mouvement!

Un an après une première action sur le marché de Crest, les Amis de la Terre se mobilisent à nouveau et vous convient à une conférence-débat sur les banques et le climat le jeudi 4 décembre à 20h à la salle des acacias à Crest.

Yann Louvel pour les Amis de la Terre Drôme (drome@amisdelaterre.org)

Banques climat

Journée de la Transition à Crest le 27 septembre

Les Amis de la Terre Drôme participent à la journée de la transition citoyenne le 27 septembre à Crest.

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Lien vers les enregistrements des conseils municipaux de la ville de Crest

Dans le cadre de la suite de la dynamique des 15 organisations qui s’étaient mobilisées pour les élections municipales à Crest, vous pouvez trouver les enregistrements des conseils municipaux de Crest sur cette page.

Projection-débat du documentaire « Terres de schiste » vendredi 16 mai à 19h au cinéma de Pierrelatte

Les Amis de la Terre Drôme vous invitent à la projection-débat du documentaire « Terres de schiste » ce vendredi 16 mai à 19h au cinéma de Pierrelatte, en présence de deux représentants des communautés affectées en Argentine par les premiers forages d’exploration de gaz de schiste de Total, qui témoigneront après la projection de la situation là-bas lors d’un débat organisé par le collectif Touche pas à mon schiste.

Plus d’informations sur les deux Argentins et sur le documentaire ci-dessous.

Carolina Garcia – Ingénieure en Ressources naturelles et environnement, master sur les Aires naturelles protégées.
Experte travaillant à la Direction des aires naturelles protégées de la province de Neuquén, en Patagonie, Carolina Garcia pourra apporter son expérience particulière de confrontation aux entreprises pétrolières sur l’aire protégée d’Auca Mahuida, dans laquelle se trouve un permis de gaz de schiste de Total.
Tout comme ses autres collègues experts et techniciens travaillant sur cette aire, elle s’était opposée à l’octroi de ce permis et à l’utilisation de la fracturation hydraulique.
Elle est aussi membre de la Multisectorielle contre le fracking, réseau qui rassemble les militants et communautés mobilisés dans cette province de Patagonie, et membre du syndicat ATE (Association des Travailleurs de l’Etat).

Diego di Risio, de l’Observatorio Petrolero Sur, politologue, un des rédacteurs du rapport. Partenaire des Amis de la Terre et membre d’Oilwatch international, l’Observatorio Petrolero Sur est une organisation argentine qui, au travers d’un travail de terrain et d’activités de formation et de diffusion, apporte un accompagnement aux communautés affectées qui résistent à l’expansion pétrolière et gazière, et contribue à leur articulation au niveau régional et national. Diego pourra apporter son analyse et expertise sur la reconfiguration de la politique énergétique argentine, le rôle des multinationales et du gouvernement argentin.

Le documentaire Terres de schiste témoigne de la nouvelle ruée vers les gaz et huiles de schiste de l’Argentine à la France.

France, 2011 : suite à la mobilisation citoyenne, une loi est votée, interdisant la fracturation hydraulique sur le territoire français, avec notamment pour conséquence l’abrogation du permis dit de Montélimar, qui avait initialement été accordé à Total. Mais rien n’empêche cette entreprise d’aller exploiter les gaz et huiles de schiste ailleurs, en Europe et dans le monde.

Second opérateur de gaz en Argentine, Total acquiert avant toutes les autres grandes multinationales du secteur, des permis de gaz non conventionnels dans la province de Neuquén en Patagonie, y compris au sein d’une aire naturelle protégée. Le bassin de Vaca Muerta, qui s’étend sur 30 000 km² devient vite le nouvel eldorado des compagnies pétrolières telles que Chevron, YPF, Shell, Apache : l’Argentine serait le troisième pays mondial en terme de réserves potentiellement exploitables de gaz et pétrole de schiste.

Accaparement de terres, répression… les populations, notamment les communautés Mapuche et les petits paysans, qui souffrent déjà des impacts de décennies d’exploitation conventionnelle de pétrole et gaz se retrouvent piégées par la compagnie nationalisée et les majors étrangères. Le gouvernement a donné son accord sans les consulter. La résistance commence.

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Argentine : paradis pour les gaz et huiles de schiste, enfer pour les populations

Montreuil, 13 mai 2014Alors qu’en France le débat sur les gaz et huiles de schiste n’est toujours pas complètement clos, l’exploitation de ces ressources fossiles non conventionnelles s’accélère dans le reste du monde, notamment en Argentine. Ce pays est en effet devenu le nouvel eldorado des multinationales pétrolières, à commencer par Total qui détient 11 permis, jusque dans une aire naturelle protégée [1]. Les Amis de la Terre France, Pays-Bas et Europe, et l’Observatorio Petrolero Sur publient aujourd’hui un nouveau rapport « Repousser les limites – la ruée vers les gaz et huiles de schiste en Patagonie argentine » [2], et deux représentants argentins sont présents cette semaine à Paris pour demander des comptes à Total lors de son assemblée générale d’actionnaires [3]. L’occasion aussi d’interpeller le gouvernement français et lui demander de réformer d’urgence le cadre légal qui permet aux multinationales d’agir en toute impunité.

La Patagonie argentine, connue pour la beauté de ses paysages et ses étendues sauvages, est devenue la nouvelle proie des multinationales pétrolières, qui se disputent le nouveau « joyau » de l’industrie : la formation de Vaca Muerta, qui couvre 30 000 km2, et contient d’immenses réserves potentiellement exploitables d’hydrocarbures non conventionnels, au deuxième rang mondial pour le gaz et quatrième pour le pétrole. Total, présent en Argentine depuis 1978, et deuxième opérateur de gaz du pays, a acquis des permis dès 2010, avant toutes les autres compagnies. Aucune limite ne semble être valable pour ses ambitions puisque la compagnie a même commencé à forer dans une aire naturelle protégée.

Carolina Garcia, ingénieure en ressources naturelles et en environnement travaillant sur cette aire, et membre de la « Multisectorielle contre le fracking », témoigne des impacts dans sa province de Neuquén : « Nous nous sommes opposés à l’octroi du permis de Total sur l’aire protégée Auca Mahuida, mais le gouvernement provincial est passé outre notre avis technique. Le puits Pampa las Yeguas et les infrastructures qui y sont liées menacent cette réserve de biodiversité, notamment des espèces telles que le nandou choique, le condor, le guanaco ou le chat andin… Au-delà de cette aire, nous sommes mobilisés avec de nombreux habitants et communautés de la province, mais l’unique réponse des autorités est la répression et le déploiement d’une campagne de propagande pour soutenir l’industrie pétrolière ».

Les populations locales sont difficilement dupes et peinent à croire en les promesses de progrès qu’est supposé apporter ce nouveau boom des gaz et huiles de schiste. En effet, après un siècle d’exploitation conventionnelle de gaz et pétrole, de nombreuses communautés souffrent déjà des lourds impacts sociaux et environnementaux de cette industrie, et les inégalités sociales et la pauvreté laissent plutôt apparaître une « malédiction des matières premières ».

Selon Diego di Risio de l’Observatorio Petrolero Sur, co-auteur du rapport : « Les compagnies pétrolières avancent à grande vitesse, sans que les populations locales n’aient jamais été consultées ni même informées. Le développement des hydrocarbures non conventionnels a lieu sur les terres de communautés mapuche et de petits paysans, entrant en concurrence avec l’élevage de petit bétail. Les entreprises agissent en toute impunité car il y a une absence totale de contrôle de la part des gouvernements national et provincial, qui, au contraire, ont déroulé le tapis rouge pour attirer ces nouveaux investissements ! ».

Ainsi, suite à un décret national et à des réformes légales au niveau provincial, de larges bénéfices ont été octroyés aux entreprises pétrolières : allongement de la durée des concessions à 35 ans, exemption d’impôts, augmentation du prix de vente du gaz, liquidation des devises à l’étranger, suppression des consultations publiques, etc. Par ailleurs, si l’entreprise YPF a été re-nationalisée au nom de la souveraineté énergétique, l’objectif principal est en réalité aussi le développement des gaz et huiles de schiste, et, malgré un lourd passif environnemental, l’expropriation de Repsol a finalement donné lieu à une indemnisation de 5 milliards de dollars.

Juliette Renaud, chargée de campagne aux Amis de la Terre France conclut : « L’exploitation des hydrocarbures non conventionnels en Argentine illustre tristement le double standard qui existe selon que les multinationales françaises agissent en France ou dans un pays du Sud. La loi française interdit le recours à la fracturation hydraulique au nom de la protection de la santé des populations et de l’environnement, mais le gouvernement français n’a rien fait pour freiner le développement de gaz et huiles de schiste en dehors de nos frontières. Il doit agir immédiatement, en reconnaissant d’une part la responsabilité légale des maisons-mères des multinationales sur les activités de leurs filiales et sous-traitants [4], et d’autre part en prenant des actions concrètes pour sortir de notre dépendance aux énergies fossiles ».

Les Amis de la Terre, l’Observatorio Petrolero Sur et la Multisectorielle contre le fracking à Neuquén demandent à Total, et autres compagnies pétrolières telles que Chevron ou Shell, d’abandonner immédiatement leurs projets de gaz et huiles de schiste en Argentine et ailleurs dans le monde.

Contacts presse :

·        Caroline Prak, Les Amis de la Terre France : 06 86 41 53 43 / 09 72 43 92 65 caroline.prak@amisdelaterre.org

Notes :

(1)    Au travers de ses concessions couvrant 5 300 km2, Total contrôle 6 % du territoire de la province de Neuquén, alors que les aires naturelles protégées n’occupent que 2 % de ce territoire.

(2)    Le rapport « Repousser les limites – la ruée vers les gaz et huiles de schiste en Patagonie argentine » est disponible ici : https://www.dropbox.com/s/8252n7kvqc1sv7p/Repousser%20les%20limites%20-%20GdS%20Argentine%20-%20mr.pdf.

Il a été rédigé suite à des missions terrain et un travail d’investigation réalisée par l’Observatorio Petrolero Sur et les Amis de la Terre France. La synthèse publiée aujourd’hui contient une étude de cas sur Total, et le rapport complet, incluant des études de cas sur Chevron et Shell sera publié la semaine suivante.

Les Amis de la Terre France ont aussi produit un documentaire, Terres de schiste, qui sera présenté ce soir au Reflet Médicis. Pour plus d’informations : www.terresdeschiste.fr

(3)    L’assemblée générale des actionnaires de Total aura lieu ce vendredi 16 mai 2014 à Paris. Les représentants argentins se rendront ensuite aux Pays-Bas (siège de Shell), en République Tchèque, Hongrie et Pologne, puis en Espagne.

(4)    Une proposition de loi a été déposée par des députés en novembre 2013, mais n’a toujours pas été traitée : http://www.assemblee-nationale.fr/14/propositions/pion1524.asp. Un soutien concret du gouvernement reste attendu, notamment suite aux déclarations de Laurent Fabius à l’Assemblée nationale le 6 mai : http://youtu.be/aEDqFl1U1sc